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La construction pas à pas de la Dunkirk à vapeur vive en 7''1/4
Après avoir réalisé la Dunkirk en G (45mm) avec succès, le projet du réseau 7''1/4 de l'ATMSL me porta à envisager ce modèle à l'échelle 1/4. Cette machine, produite à seulement quelques exemplaires, ne nous a rien laissé de son passé. Aucune n'a survécu, son existence n'est attestée que par quelques trop rares photos d'époque. En se basant sur ces photos, deux américains passionnés ont recréé un plan d'encombrement 3 vues de cette machine.
De nombreux détails manquent, mais c'est sans grande importance car à l'époque de ces pionniers du rail, les machines étaient couramment modifiées par leur propriétaire afin de les faire correspondre au mieux à leurs besoins (découpe de fenêtres, ajout de rembardes, d'éclairage, etc.)
N'ayant pas la prétention d'en faire une reproduction exacte (ma priorité va à l'efficacité et au fonctionnel), je me contenterai donc de respecter le plan d'encombrement. La Dunkirk fait partie des "Geared Loco", autrement dit des locomtives à transmission par cardan, renvoi d'angle et éventuellement boîte de vitesse. D'origine, il semble qu'elle possèdait une boîte à 2 vitesses avant et une vitesse arrière. En respectant ce concept, je pourrais me contenter d'un moteur à vapeur, bicylindre vertical, à un seul sens de rotation. La transmission est assurée par des cardans et des renvois d'angle aux boggies. Les quatres essieux sont "moteur".
![]() Première étape: le châssis
Entièrement réalisé en chêne, renforcé par 6 tirants transversaux de 10mm, le châssis ne pose aucune difficulté particulière, si ce n'est le respect de l'équerrage. ![]() Les boggies.
Les boggies sont réalisés en fer plat de 25 x 4mm, plié suivant gabarit. La traverse inférieur est en fer U de 60x30x6mm.
La traverse supérieur est en chêne et reçoit la plaque d'appui du boggie. Les boîtes d'essieux sont équipées de roulements à aiguilles, à épaulement avec bague intérieure (20x37x18) - réf: SKF NA4904.2RS.
Les ressorts de suspension ont été récupérés sur une culasse de Citroën AX... ![]() La transmission:
Contrairement aux Climax et Shay dont les renvois d'angle sont extérieurs, ceux de la Dunkirk sont intérieurs aux roues.
Afin d'en simplifier la réalisation et l'entretien, j'ai décidé d'attaquer les essieux intérieurs avec des renvois d'angle et d'assurer la transmission entre l'essieu intérieur et extérieur, par une chaîne (tant pis pour le réalisme!).
Les pignons proviennent d'un pont-différentiel de tracteur tondeuse.
La liaison des essieux intérieurs vers la boîte de vitesse est assurée par un joint homocinétique réalisé avec deux tubes carré coulissant l'un dans l'autre. Les cardans sont des disques de caoutchouc renforcé de 10mm d'épaisseur (joints de direction de VW coccinelle!). ![]() En attendant la suite, et surtout par nécessité si je ne veux pas abîmer mes roues, je consacre quelques heures à l'assemblage et la soudure des premières longueurs de rail droit. ![]() ![]() La boîte de vitesse:
Du type 3 vitesses avant- N - MA, cette boîte est montée au-dessus du châssis. La liaison vers la transmission inférieure est assurée par une chaîne. La particularité de cette boîte de vitesse est d'être équipée d'un frein à disque sur l'axe de sortie, ce frein est actif quelle que soit la position du levier de vitesse. Ce dispositif me permettra le montage d'un "frein de parking". L'axe de transmission centrale à la verticale de la boîte, recevant le mouvement par la chaîne, est monté sur deux paliers à billes.
![]() ![]() ![]()
Les cardans visibles sur les photos sont temporaires et ne servent qu'à ajuster les alignements.
La chaudière
Du type vertical, chauffée au charbon, elle est entièrement en inox. N'étant pas équipé pour souder proprement l'inox, j'ai fait appel à un ami qui sur base de mes calculs à éditer mes croquis en plan DXF, fait découper les pièces au laser et souder l'ensemble au TIG.
Les différentes photos de l'assemblage parlent d'elles-même.
Le test hydraulique:
Le test s'est déroulé classiquement par remplissage complet de la chaudière et mise à pression progressive au moyen d'une pompe à eau à billes (fabrication perso). La chaudière est prévue pour travailler à 6 - 6,5 bars(P=200/25=8 bars). Le test consistera à maintenir la chaudière sous 10,5 bars pendant une heure.
Jusque 3 bars, aucun problème, mais à 3,5 bars le tuyau d'alimentation en laiton a lâché (fendu sur la longueur)!
Le manomètre étant monté avec le même type de tuyau, on démonte tout, on monte le mano en direct, on remplace l'alimentation par un tube acier et là, plus de problème.
Le test fut concluant, on se permit même de pousser à 11.5 bars! ![]() ![]() ![]() ![]() La grille du foyer:
Réalisée en acier de 15x5 mm, la seule difficulté fut la charnière centrale.
En effet, l'axe de transmission passe juste au centre sous la chaudière. Le seul moyen de pouvoir jeter le feu était de concenvoir une grille en deux parties égales avec charnières alignées sur l'arbre de transmission, de façon telle que le feu tombe de part et d'autre de la transmission.
![]() A SUIVRE...
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| Dunkirk en 7''1/4 |
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