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Coup d'oeil sur le passé...

Remarque préliminaire: Ce qui suit doit permettre au lecteur de se faire une idée sur le contexte dont je m'inspire pour créer mon matériel roulant. N'y voyez aucune prétention historique...

Si le berceau de la traction ferroviaire à vapeur est bien l'Europe, la conquête de l'ouest américain a rapidement donné lieu aux premiers essais des pionniers du rail outre-atlantique. Dès le début des années 1800, du matériel, dans un premier temps importé d'Europe, est mis en oeuvre pour répondre aux énormes besoins en transport.
Le développement fulgurant des réseaux ferroviaires, souvent au détriment de la sécurité la plus élémentaire, va permettre l'essor économique sans précédent de cette nation naissante. Je me suis particulièrement intéressé aux réseaux d'exploitation forestière du 19e siècle, cette période étant la plus propice aux inventions et adaptations en tout genre. Les besoins en bois de construction étaient tout simplement faramineux et très rapidement des dizaines (voire des centaines) de petites compagnies d'exploitation forestière ont vu le jour.

Les camps d'exploitation forestière sont très mobiles. Les "maisons", souvent des wagons surmontés de baraques, sont déplacés au gré des chantiers. Les hommes vivent dans des conditions rudes et la main d'oeuvre étrangère (chinoise, indoue,...) vient palier au déficit des blancs.

Le bois abattu est acheminé vers les scieries autour desquels se créent souvent des villes plus importantes, ces scieries étant fréquemment situées près des cours d'eau. Ces cours d'eau permattaient soit le flottage du bois soit le transport maritime.

Les premiers essais de machines à vapeur européenne s'avèrent désastreux vu la piètre qualité des voies. Celles-ci, généralement posées à même le sol sans ballast, sont trop inégales pour nos machines, conçues pour des installations modernes. Rapidement, des machines plus rudimentaires mais répondant mieux aux besoins sont assemblées. Les critères retenus sont la simplicité, la facilité de mise en oeuvre, une grande souplesse du châssis (utilisation du bois) et un solide pouvoir de traction. La transmission par bielles, chère à nos locos européennes est abandonnée au profit de transmission par engrenages et/ou cardans (geared loco).
Certaines machines sont munies de roues à double boudin pour pouvoir rouler sur des troncs d'arbre posés en guise de rail !

Les quelques images qui suivent donnent une bonne idée des moyens mis en oeuvre...

Les accidents étaient très fréquent...

Pont en bois de +/- 33 mètres de haut sur 160 de long. La pente est de 8% !!!

Chargement des troncs sur wagons à l'aide d'un treuil à vapeur (donkey)

Sécurité ?

Le Donkey: un treuil à vapeur monté sur un traîneau en bois. Amené sur le lieu de débardage au moyen d'un wagon plateau, le donkey se "déplaçait" dans les bois en se treuillant à l'aide de ses propres câbles.

Construction du traîneau

L'exploitation des forêts de séquoias, ces conifères de plus de 100 mètres de haut, laisse sans mot...

 

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